FIFA: Sepp Blatter, le maladroit

MOP Foot | fabienburgaud | Moppé le 08/12/2011 à 12:09
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A la tête de la FIFA depuis 1998, le boss du football mondial enchaîne les déclarations maladroites. Alors qu'il vient de dire « oui » à la vidéo lors du Mondial 2014 Do Brasil, Sepp Blatter voit arriver un sérieux concurrent à sa succession en la personne de Michel Platini. D'ici là, on pourra toujours se délecter de ses boulettes...

FIFA: Sepp Blatter, le maladroit


Maladroit : adjectif, nom, se dit de quelqu'un qui n'est pas habile. Dans le cas de Sepp Blatter, c'est un euphémisme. L'homme le plus puissant du football n'est pas un personnage banal. Par ses déclarations, ses choix et ses sorties dans le presse, il reste un dirigeant emblématique dans le paysage de la planète foot. Une sorte d'amour et d'empathie suscitée par ces sorties de route, qui n'ont pas fini de faire rire.

Sa récente interwiew chez CNN a agité le football. La raison ? Un thème abordé, comme tabou. « Il n'y a pas de racisme dans le football » racontait Blatter au journaliste. Le tollé est général et les critiques fusent sur la toile, à l'image d'un Beckham « consterné » et conscient que « ces déclarations ne soient très bonnes pour le football ». Rapidement pris de cours par la polémique, il s'excuse et nuance ses propos, mais rien n'y fait, le scandale restera. Comme pour ternir l'image d'un homme déjà bien sali.

Le foot féminin ? Blatter y est bien sûr favorable. Mais seulement pour des raisons pûrement sportives ? On est en droit de se poser la question après une énième phrase choc : «Pourquoi ne pas les habiller avec des tenues plus féminines, comme les joueuses de volley?» En voilà une bonne idée...Mais le bonhomme ne s'arrête pas là. « Elles pourraient avoir des shorts plus serrés ». Aucune surprise donc, de préciser que les causes féministes et les joueuses s'en sont violemment pris à Blatter.

Sepp, poète incompris.
A remonter les années, on s'aperçoit que l'actuel président de la FIFA n'est pas un débutant quand il s'agit de provoquer une polémique, et ce, même dans la plus prestigieuse des compétitions. 2006, Berlin. Alors que s'achève la séance de tirs aux buts fatale à l'Equipe de France, Sepp Blatter refuse de donner le trophée à Fabio Cannavaro. Si les raisons de cet acte sont encore inexpliqués, le capitaine de la Squadra Azzura évoque, lui, « un signe que l'on devait se battre contre tout le monde » et regrette qu'il n'ait pas « donné une bonne image du monde ». Les nerfs de Sepp ont, encore une fois, lâchés. En attendant une nouvelle perle ? 

Commentaires

Le 08/12 à 17:18 : Il aurait pu faire preuve de retenue sur certains points, mais en même temps, pour une fois qu'un dirigeant ne manie pas la langue de bois...

Le 08/12 à 16:54 : Ah sepp blatter, il est trop fort. Sa blague sur le foot féminin ah ah c'est le meilleur, le gars il est président de la FIFA et il ose sortir des âneries pareilles. Il manque de sérieux quand même.