Ajaccio, le syndrome Arles-Avignon ?

MOP Foot | fabienburgaud | Moppé le 13/12/2011 à 17:06
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 Souvent comparé au club provençal par ses résultats, l' AC Ajaccio affiche un triste bilan de 9 points après 15 journées. Trop peu pour espérer prolonger son bail en Ligue 1.

Ajaccio, le syndrome Arles-Avignon ?

 
Déjà enterré au tiers du championnat, le club corse est un cas à part. Une équipe qui, comme Grenoble (saison 2009-2010) et Arles-Avignon (saison 2010-2011), ne verra pas plus haut que la zone de relégation et sera abonné à la place de lanterne rouge. Fraîchement promu, les ouailles de Pantaloni ne semblent pas en mesure de prendre part à la bataille pour le maintien en Ligue 1. Une lutte à laquelle les ajacciens n'ont assurément ni les épaules, ni les armes pour lutter avec les autres formations.
 
Sur le synthétique de Marcel-Picot, l'ACA a bien cru pouvoir décrocher son premier succès à l'extérieur. Mais comme un signe, un but de Niculae dans le temps additionnel est venu punir les corses d'un criant manque d'expérience et de réalisme.  « C'est terrible mais nous avons prouvé que nous avons les moyens de nous en sortir », en éternel optimiste, Pantaloni relativise et se dit que l'avenir d'Ajaccio ne se jouera pas forcément à l'étage inférieur.
 
Mais de là croire à un miracle ? Non, assurément. Si le cœur et la bonne volonté y sont, le niveau de jeu proposé conjugué à une équipe qui n'en a que les esquisses ne prêtent pas à l'optimisme. Loin de là. Comptant deux points de plus qu'Arles, et trois de plus que le GF38, à pareil époque, l'AC Ajaccio semble déjà condamné à retrouver la Ligue 2, et ce, malgré un mercato audacieux. Avec Sammaratino, Ochoa ou encore Ilan, les ajacciens avaient fait les choses en grand et les dirigeants corses n'ont pas ménagé leurs efforts pour attirer des joueurs aux profils bien distincts. De joueurs expérimentés, à la star médiatique en passant par des jeunes prometteurs, tout semblait réuni pour réaliser une belle année au sein de l'élite. Mais problème, l'alchimie ne prend pas.
 
Alors, de là faire un rapprochement avec Arles-Avignon ? Sans aucun doute. Par sa faiblesse de jeu, ses défaites à répétition et ses faibles moyens, le club corse a bel et bien endossé le costume du condamné. D'ici là, Ajaccio pourra se projeter sur leur saison 2012-2013, en Ligue 2. Un point de chute inévitable tant le fossé se creuse journée après journée avec les autres clubs. Prozac conseillé. 

Commentaires

Le 13/12 à 21:33 : Je ne dirais pas qu'Ajaccio ressemble à Arles-Avignon. Le recrutement a été plus cohérent, il y a une stabilité au club qui est intéressante. Le club parait serein même si la situation sportive est délicate. Dommage pour ce club et les joueurs qui ont également joué de malchance sur certains matchs.